L’absurdité des publications scientifiques dans les EPST

Les revues Scientifique
Les revues Scientifique

Le billet d’aujourd’hui est plus un coup de gueule qu’autre chose sur l’absurdité des publications scientifiques dans les Établissements Publics à caractère Scientifique et Technologique (E.P.S.T)

Sans rentrer dans les détails, aujourd’hui pour être reconnu, un chercheur, que ce soit dans le privé ou dans le public, a l’obligation de publier. Il est évalué tout au long de sa carrière sur les papiers qu’il a écrit, et dans quelle revue il est publié.
Car les revues sont classées selon leur « Impact Factor. », plus ce dernier est élevé, plus la revue est prestigieuse, par exemple les deux revue les plus prestigieuse sont « Nature » et « Science ». Toutes les deux ont des facteurs d’impact autour de 30.

Le gros problème c’est que ces revues sont payantes dans leur majorité, et il faut un abonnement pour pouvoir étudier les articles qui y sont présents. Une rétention du savoir en gros.

Et c’est là où se situe l’absurdité des publications scientifiques des établissements public ; Pour écrire un article, un chercheur fait des expérimentations et/ou observations seul ou avec son équipe d’ingénieur et/ou de techniciens, il en découle des résultats bruts qu’il traite, étudie et valorise. Puis vient le temps de la publication des résultats obtenus et donc la rédaction de l’article. Tous ces processus sont donc financés en globalité par de l’argent public.

En résumé, dans les E.P.S.T, les chercheurs et leurs équipe sont payés par de l’argent public pour écrire un article, qui sera mis dans une revue américaine payante (Je caricature ? Non pas vraiment).
Et ce n’est pas fini, car pour valider l’article, il faut un comité de relecture, qui est composé de chercheurs qui doivent donner un avis sur l’article en question et qui propose des corrections ou des précisions à l’auteur. Et Ces relectures prennent du temps.
En général, les relectures des articles se font sur le temps de travail du chercheur, et donc rebelote, il est payé avec les deniers de l’état alors qu’il travaille pour une revue qui sera payante, sans rémunération en retour.
Comme mentionné sur Wikipédia « Ni les auteurs, ni généralement les membres des comités d’édition ou de relecture, ne sont rémunérés par les revues pour la publication d’un article. Leur rémunération provient de leur salaire de chercheur, le temps de rédaction ou lecture étant compté dans leur travail quotidien. »

Et qui est le gagnant dans tout ça ? C’est les revues scientifiques qui s’en mettent plein les poches. Le chercheur lui, participe à la rétention du savoir par des organismes de publications peu scrupuleuses, qui profitent de l’argent public pour augmenter leurs profits. Et pendant ce temps les bibliothèques universitaires des pays en développement sont privées de ressources scientifiques récentes faute de moyens, une confiscation honteuse.

A mon avis, toutes publications issues d’organismes publics et financées par l’argent public doivent obligatoirement tomber dans le domaine public. Et non seulement les données brutes sans valorisation scientifique comme c’est le cas aujourd’hui.
Aux Etats-Unis, le dépôt d’archives ouvertes est souvent une obligation pour la recherche publique, pourquoi pas en France ?
Une question dont la réponse reste à ce jour inconnue.

Aujourd’hui plusieurs bibliothèques universitaires françaises ont décidé de se désabonner de revues scientifiques majeures. Non par éthique, mais par restriction budgétaire. Dommage!!

Zenzla

À propos de Zenzla

Je suis un passionné des logiciels libres, et tous ce qui tourne autour!! j'essaie de plus en plus de me débarrasser de l'oppression des Big Brothers du net. Je suis aussi Formateur en base de donnée, Gnu/Linux et bien autre chose.

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